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Le bruit des voisins, de l’ascenseur, de la rue… Le bruit des voitures, de la musique des enfants… Quel que soit l’endroit où l’on se trouve, le bruit fait partie de notre vie. Il perturbe notre quotidien, et nous empêche parfois de nous reposer, de nous concentrer, de nous parler. La gêne sonore est une réalité. Cette sensation s’explique par un phénomène physique : la mise en vibration de l’air.

Qu’est-ce que le bruit ?

Le bruit est un « mélange confus » de sons perçus par l’oreille.
Le son est le produit d’une vibration de l’air. C’est une sensation auditive qui résulte de la variation de la pression de l’air, appelée également onde acoustique. Tout phénomène vibratoire (voix, sonnerie de réveil, fonctionnement d’un moteur, porte qui claque…) met l’air en vibration.
Les vibrations produites sont plus ou moins intenses et caractérisées par :

  • leur fréquence : La fréquence est le paramètre correspondant à la périodicité du son. Elle désigne un nombre de mouvements de la pression de l’air par seconde. Son unité de mesure est le Hertz (Hz). Si le domaine des fréquences est infini, l’oreille humaine ne les perçoit pas toutes. Notre champ auditif varie globalement entre 20 et 20 000 Hz. En-dessous de 20 Hz, on appelle ces fréquences les infrasons, au-dessus de 20 000 Hz, il s’agit des ultrasons.
  • leur niveau : La vibration de l’air exerce une pression de plus en plus importante sur notre oreille au fur et à mesure que le bruit augmente.
    Le rapport entre la pression acoustique maximale que notre oreille peut supporter sans douleur et la pression de référence qui représente le seuil d’audibilité est de l’ordre d’un million.
    Pour exprimer par des nombres simples l’ensemble des phénomènes compris entre ces deux seuils, on a été amené à utiliser une échelle logarithmique. Le niveau d’un son s’exprime donc en décibels (dB).

Comment le perçoit-on ?

Quelle que soit l’origine du bruit, les oreilles perçoivent les vibrations de l’air et le cerveau interprète ces stimuli.
La perception du bruit varie donc :

  • en fonction de la personne : Un même bruit peut être ressenti différemment par deux personnes : peu gênant pour l’un, très gênant pour l’autre. Par exemple, la sirène d’un camion de pompiers agresse les oreilles des passants et réconforte les personnes dont la maison brûle car elle annonce l’arrivée des secours.
  • en fonction du moment : Une même personne percevra différemment un bruit donné en fonction de son état de santé (bonne forme, fatigue, maladie…) et d’une situation donnée.  Par exemple, la sonnerie du réveil est désagréable à entendre les jours de travail, mais peut se révéler un leitmotiv les jours de départ en vacances.
  • en fonction du lieu : La perception d’un bruit peut être différente selon l’endroit où l’on se trouve. Par exemple, les pots d’échappement des deux-roues sont très bruyants dans la rue où nous habitons, mais deviennent moins gênants sur un circuit lors d’une course de motos.
  • et en fonction… de nombreux autres facteurs qui interviennent dans le ressenti du bruit : répétitivité (la goutte d’eau du robinet qui fuit), continuité (alarme bloquée), impuissance à agir sur la cause (le voisin a laissé son chien qui aboie enfermé dans l’appartement)…

La perception du bruit n’est donc pas la même pour tout le monde. La gêne, notion subjective, est ressentie de manière très variable d’un individu à l’autre.

Photo : Giorgio Montersino